
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que son administration enquêtait pour déterminer si l’Iran entreposait des drones à Cuba. Il a averti que les États-Unis interviendraient si la présence de ces équipements militaires sur l’île était confirmée.
« S’ils en ont, et il est tout à fait possible que ce soit le cas, nous nous en occuperons », a déclaré Donald Trump aux journalistes dans le Bureau ovale, en réponse à une question portant sur une éventuelle présence d’armements iraniens à Cuba.
« Nous ne laisserons pas cela se produire », a-t-il ajouté, précisant que les autorités américaines examinaient la possibilité que Téhéran utilise Cuba comme base de stockage pour ses drones.
Cette déclaration intervient alors que Washington accentue sa pression sur La Havane. L’administration américaine a récemment renforcé les sanctions visant des responsables et des organismes liés au gouvernement cubain. Les États-Unis ont notamment sanctionné le ministère cubain du Tourisme ainsi que neuf entités publiques, dont plusieurs entreprises actives dans l’importation et l’exportation de carburants, ainsi que dans le commerce de biens et de services. Ces mesures s’inscrivent dans la politique de pression menée par Washington à l’égard de Cuba, qui traverse actuellement une profonde crise économique.
Dans un communiqué, le département d’État a annoncé la désignation de dix nouvelles entités afin de soutenir « l’initiative globale de l’administration Trump visant à mettre un terme aux activités malveillantes du régime cubain, à Cuba comme dans l’ensemble du continent américain ».
Les sanctions concernent notamment Enetec S.A., une entreprise publique spécialisée dans l’importation, l’exportation et la commercialisation de carburants ; Coreydan S.A., qui importe du carburant subventionné en provenance du Mexique ; le Groupe d’entreprises du commerce extérieur (Gecomex), chargé de faciliter les échanges commerciaux avec d’autres pays ; ainsi que le Groupe d’entreprises du transport maritime et portuaire (Gemar).
Le mois dernier, ces sanctions avaient déjà visé le président cubain Miguel Díaz-Canel, plusieurs membres de sa famille ainsi que le colonel Alejandro Castro Espín, fils de l’ancien président Raúl Castro (2008-2018) et neveu de Fidel Castro.
Par ailleurs, le département américain de la Justice a engagé des poursuites contre Raúl Castro pour son implication présumée dans la destruction, en 1996, de deux avions légers appartenant à une organisation de l’exil cubain. Cet incident avait fait quatre morts.