
Les proches de Luis Manuel Otero et Amnesty International alertent sur la disparition du leader du Mouvement San Isidro après sa sortie d’un établissement pénitentiaire de haute sécurité.
L’organisation Cubalex, qui défend les droits humains à Cuba, a dénoncé ce mercredi la « disparition forcée » de l’artiste et prisonnier politique Luis Manuel Otero Alcántara. Depuis sa sortie de prison, hier, sa famille est sans nouvelles de lui et il ne se trouve pas à son domicile.
Vingt-quatre heures après sa sortie d’un établissement pénitentiaire de haute sécurité, l’artiste et opposant cubain Luis Manuel Otero Alcántara demeure introuvable. Sa famille affirme être sans nouvelles de lui, tandis qu’Amnesty International et l’organisation de défense des droits humains Cubalex dénoncent une « disparition forcée ».
Une disparition dénoncée par les défenseurs des droits humains
Cubalex, organisation spécialisée dans la défense des droits humains à Cuba, a alerté mercredi sur la disparition de Luis Manuel Otero Alcántara, figure du Mouvement San Isidro et prisonnier politique. Selon l’organisation, l’opposant a été emmené vers un lieu inconnu à sa sortie de prison et n’a plus donné signe de vie depuis.
Ses proches indiquent qu’il ne s’est pas rendu à son domicile de La Havane et qu’ils ignorent où il se trouve. Ils affirment également n’avoir reçu aucune information concernant son état de santé ou les conditions dans lesquelles il est détenu.
Transféré vers un lieu inconnu
D’après les informations communiquées par Cubalex, une opération des forces de sécurité cubaines a transféré Luis Manuel Otero vers une destination non révélée après sa libération de la prison de haute sécurité de Guanajay, dans la province d’Artemisa.
L’organisation qualifie cette situation de « disparition forcée », une pratique qu’elle estime récurrente à Cuba à l’encontre des opposants politiques. Elle souligne que ce type de détention expose les personnes concernées à des risques de mauvais traitements, tout en les privant de toute assistance juridique et de la possibilité de communiquer avec leurs proches.
Une nouvelle inquiétude pour la dissidence cubaine
L’absence totale d’informations sur le sort de Luis Manuel Otero suscite une vive inquiétude parmi les organisations de défense des droits humains. Pour ses soutiens, cette disparition s’inscrit dans un contexte de répression persistante visant les voix critiques du régime cubain et illustre, selon eux, le manque de transparence des autorités à l’égard des opposants politiques.
Hier, une opération des forces de sécurité du régime a transféré Luis Manuel Otero vers un lieu inconnu. Sa famille n’a également reçu aucune information sur son état physique ni sur son état de santé. Selon le texte, le régime castriste démontre une nouvelle fois la manière dont il exerce sa répression contre la dissidence.
Le dissident était détenu dans la prison de haute sécurité de Guanajay, dans la province d’Artemisa. Sa famille a déjà signalé qu’il ne se trouvait pas à son domicile de La Havane, un fait qui, selon le texte, illustre le manque de transparence et les méthodes de la dictature castriste.
Une disparition forcée
Selon Cubalex, il s’agit d’« une disparition forcée : une pratique que l’État cubain utilise de manière systématique et que Luis Manuel a déjà subie par le passé ». L’organisation souligne également que, lors de ce type de détention, les victimes sont exposées à des actes de coercition ou à des mauvais traitements et sont privées de toute représentation juridique ainsi que du droit de communiquer avec leurs proches.
Le directeur d’Amnesty International pour les Amériques, Marcos Gómez, ainsi que le membre du Congrès américain d’origine cubaine Mario Díaz-Balart, se sont également exprimés au sujet de la disparition de Luis Manuel Otero. Le premier a réclamé pour lui « une liberté pleine et inconditionnelle, sans surveillance, menaces ni restrictions ». De son côté, Mario Díaz-Balart a rappelé que le régime « devra répondre de son emprisonnement cruel, des conditions inhumaines auxquelles il a été soumis et de tout préjudice supplémentaire qu’il pourrait subir ».
L’opposant, qui dirige le Mouvement San Isidro (MSI), a été arrêté le 11 juillet 2021 lors des manifestations pacifiques qui se sont déroulées ce jour-là. Depuis, il est resté emprisonné malgré les nombreuses demandes de libération. Il a été accusé d’outrage, de trouble à l’ordre public, d’incitation à commettre des infractions et d’outrage aux symboles nationaux. En prison, il a également entamé une grève de la faim. Luis Manuel Otero est aussi un artiste ayant participé à la chanson de protestation contre le régime cubain « Patria y Vida ».