Cuba reconnaît des contacts avec Washington

Après des semaines de silence et de démentis, le régime cubain a confirmé que ses responsables ont récemment engagé des discussions avec des représentants du gouvernement américain. L’annonce a été faite par Miguel Díaz-Canel lors d’une réunion au Comité central du Parti communiste de Cuba, affirmant que La Havane souhaite « s’éloigner de la confrontation ».

Des échanges pour résoudre les différends

Selon Díaz-Canel, ces discussions visent à trouver des solutions par le dialogue aux différends bilatéraux, à identifier les problèmes majeurs et à explorer d’éventuelles coopérations en matière de sécurité, notamment sur les questions régionales en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Un dialogue basé sur le respect et l’égalité

Le président cubain a souligné que ces échanges reposent sur des principes clairs : égalité, respect des systèmes politiques, souveraineté, autodétermination, réciprocité et droit international. Il a rappelé que la direction de la Révolution cubaine n’entre généralement pas dans les campagnes spéculatives sur des sujets sensibles.

Qui participe aux discussions

La réunion officielle a réuni la haute direction du régime, dont :

  • Raúl Castro, ancien président et leader historique
  • Esteban Lazo, président de l’Assemblée nationale
  • Manuel Marrero, Premier ministre
  • Salvador Valdés Mesa, vice-président
  • D’autres membres du Bureau politique du Parti communiste

Selon le site Cubadebate, les échanges ont été dirigés par Raúl Castro et Díaz-Canel, en coordination avec les plus hautes instances du Parti, de l’État et du gouvernement.

Le contexte des négociations

Ces révélations interviennent après des semaines de spéculations médiatiques et de déclarations de responsables américains sur l’existence de contacts et de négociations, notamment sous la direction de Marco Rubio. Dans certains médias, le petit-fils de Raúl Castro, Raúl Guillermo Rodríguez Castro (surnommé El Cangrejo), a été mentionné comme intermédiaire dans les dialogues.

Jusqu’à récemment, les responsables cubains avaient nié ou éludé l’existence de ces discussions. L’ambassadrice cubaine aux États-Unis, Lianys Torres Rivera, a déclaré que La Havane était prête à dialoguer « sur les sujets importants pour les relations bilatérales et ceux où existent des différences ».

Vers une approche constructive

Pour Díaz-Canel, ces échanges doivent être menés avec sérieux et responsabilité, car ils touchent les liens bilatéraux et nécessitent de « créer des espaces de compréhension » pour s’éloigner de la confrontation et ouvrir la voie à de possibles accords.