« La faute n’est pas à la Révolution » : Díaz-Canel face à la crise énergétique

Miguel Diaz-Canel durant son discours

Une crise énergétique persistante

Le président cubain Miguel Díaz-Canel a reconnu que Cuba n’a pas reçu de carburant depuis trois mois, provoquant un effondrement partiel de la production électrique. Malgré la gravité de la situation, aucune solution immédiate n’a été annoncée pour soulager les longues coupures d’électricité qui affectent la population.

Justifications habituelles

Díaz-Canel a attribué la crise à l’embargo américain et à l’impossibilité d’acheter du carburant sur le marché international. Il a souligné que le pays dispose de 1 400 mégawatts de production électrique inutilisable faute de diesel et de fioul, alors que le déficit nocturne atteint 500 à 700 mégawatts.

Projets et investissements

Plutôt que des mesures immédiates, le président a présenté des projets à long terme :

  • Installation de parcs solaires et de batteries de stockage
  • Pompes solaires et expansion du gaz manufacturé
  • Reconversion de plus de 700 boulangeries au bois ou charbon
  • Systèmes photovoltaïques dans des habitations isolées, centres sociaux et logements du secteur santé/éducation
  • Achat de 400 véhicules électriques pour transporter des patients en hémodialyse, ainsi que bicitaxis et camionnettes électriques

Impact sur le travail et l’éducation

La crise énergétique a réduit l’activité productive et les services, entraînant des réaffectations et changements de fonctions dans de nombreux centres de travail. Dans l’éducation, les coupures et le manque de transport et de nourriture ont obligé à adapter la présence physique dans les écoles et universités. Díaz-Canel a demandé aux citoyens de « s’adapter » et a encouragé la participation des travailleurs à des projets communautaires et à la production locale.

Relations internationales et aides

Le président a affirmé maintenir des liens avec les Cubains résidant à l’étranger et a promis de nouvelles mesures pour faciliter leur participation au développement économique. Il a aussi souligné la réception de dons internationaux, en particulier du Mexique, rejetant les critiques médiatiques sur leur utilisation.

Réactions de la population

La population cubaine, via les réseaux sociaux, critique l’absence de solutions concrètes : « Nous ne voulons pas nous adapter, nous voulons un changement ». Les familles se disent confrontées à des besoins essentiels non couverts : électricité, nourriture, médicaments et carburant.

Contexte social

La situation a intensifié le mécontentement social, provoquant manifestations et coups de casseroles dans plusieurs quartiers de La Havane et d’autres villes du pays.