
Reprendre l’anarchisme à Cuba explore le parcours de l’anarchisme sur l’île avant et après la Révolution de 1959. Ce livre, inscrit dans le champ de l’histoire politique et du mouvement ouvrier, s’attache à un aspect rarement abordé dans les récits traditionnels : le rapport entre le nouvel État révolutionnaire et les courants libertaires qui existaient à Cuba.
L’auteur interroge l’idée largement répandue selon laquelle la Révolution aurait été une libération homogène pour toutes les traditions émancipatrices. À partir d’archives et de documents historiques, il montre que l’anarchisme cubain — fort d’une présence syndicale, ouvrière et culturelle solidement établie depuis la fin du XIXᵉ siècle — a progressivement été écarté de l’espace public après l’instauration du nouveau régime.
L’ouvrage détaille comment, dans les premières années de la Révolution, organisations, publications et structures liées à l’anarchisme ont été fermées, dissoutes ou placées sous contrôle. Il décrit également les processus de marginalisation politique, les emprisonnements et les exils de militants libertaires, dans le cadre d’une consolidation étatique inspirée par le marxisme.
Ces évolutions sont analysées comme les conséquences d’une politique de centralisation idéologique et de contrôle du mouvement social.
Un autre axe central du livre concerne les relations entre l’anarchisme cubain et les gauches internationales. L’auteur examine les réactions — ou leur absence — des mouvements libertaires et d’autres courants de gauche hors de Cuba face à la répression des organisations anarchistes sur l’île, inscrivant ce silence dans le contexte plus large des alignements idéologiques de la Guerre froide.
D’un point de vue historiographique, Reprendre l’anarchisme à Cuba propose de redonner toute leur place aux acteurs et aux débats qui ont été marginalisés ou effacés du récit officiel. L’ouvrage n’est pas un manifeste politique, mais un essai de réflexion historique et critique, destiné à ceux qui s’intéressent à l’histoire du mouvement ouvrier, aux courants libertaires et aux processus révolutionnaires du XXᵉ siècle. Il est accessible au public international via la plateforme Lulu.
À propos de l’auteur
Carlos Manuel Estefanía Aulet (La Havane, 1962) est philosophe, journaliste, pédagogue et essayiste. Il a étudié la philosophie à La Havane et à Moscou, où il a obtenu en 1987 une licence en matérialisme historique. Il a ensuite élargi sa formation en économie, relations internationales, journalisme, linguistique, théorie de la communication, sémiotique et droit.
En 2009, il a obtenu un master en pédagogie de l’espagnol et des sciences politiques à l’Université de Stockholm. Résidant en Suède depuis 1993, il a mené des activités dans les domaines éducatif, culturel et journalistique. Il a fondé la Société académique Eurocubana et présidé l’Association des diplômés étrangers en Suède, tout en participant à des organisations professionnelles liées au journalisme cubain en exil.
Dans le domaine médiatique, il a créé en 1994 l’émission Radio Sur à Stockholm et fondé le magazine Cuba Nuestra, dont l’édition numérique a vu le jour en 1997. Il a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix de journalisme Leoncio Rodríguez en 2002. Auteur et coauteur de plusieurs essais, il collabore aujourd’hui à des médias internationaux et à des programmes culturels en Suède.
Bien que sa formation académique s’inscrive dans le marxisme, Estefanía définit son parcours intellectuel comme critique et indépendant, centré sur l’analyse historique et l’examen des discours politiques avec une approche non dogmatique.
La Ibérophonie
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Détails
Date de publication : 17 janv. 2026
Langue : Espagnol
Copyright : Tous droits réservés – Licence standard de copyright
Spécifications
Prix : 19,59 euros
Pages : 53
Type de reliure : Broché
Couleur intérieure : Couleur
Dimensions : A4 (8,27 x 11,69 pouces / 210 x 297 mm)